missed me missed me...

la petite angoisse et la déprime qui va qui vient...
et quand on me demande si ça va
je suis comme tout le monde
je réponds : bien...
volo : comme tout le monde

Impression de ne pas exister. Je fonds de plus en plus... Personne pour se rendre compte que je suis là. Le vide. rien qu'un immense vide. Un trou béant dans lequel je m'enfonce joyeusement.

"Bouge toi le cul"

Pour faire quoi ?
Impression d'avoir le corps rempli de mélasse noir (évidemment, on n'est plus à un cliché près). J'ai du mal à bouger, du mal à penser. Je mets le disque en route, m'allonge sur le lit, me roule en boule et ne bouge plus avant une demi heure. Je fais la vaisselle, range les couteaux dans la case des petites cuillères, évidemment ça marche pas, j'insiste, manque m'embrocher la main. Ne réagit toujours pas. Manque de donnée. Inaccessibilité.

Envie de m'envoyer la tête dans le mur. Jusqu'à ce que ça explose. Y aurait des bouts de cervelle partout. Le monde s'écroulerait enfin une bonne fois pour toute plutôt que ces foutus gravas qui me tombent sur la tête à l'occasion. Marre d'être assommée par ces cailloux difformes. Difformes... Comme ma tête à force. Logique. (cliché cliché cliché)

Bref.

"On devrait peut-être te mettre sous anti-dépresseur. On va voir avec ton psy"

Comment leur dire que j'ai pas envie de ces saloperies ? Je sais déjà qu'après ça sera l'enfer à arrêter... Encore pire qu'avant. Et puis j'en ai marre des médocs. Déjà que le psy a augmenté la dose du mien... Alors en rajouter d'autre. Mais évidemment si le joyeux monde de la médecine décide de m'en coller faudra que j'accepte gentiment comme la brave fille (la conne) que je suis. Parce que sinon, mes parents me tomberont dessus et me les feront bouffer de force, comme on fait avec les chats (mew, comment ils écrivent ça en anglais ?).

Dislocation.

Allez y lobotomisez moi ! Faites de ma tête de la chair à paté. De toute façon c'est déjà sans dessus dessous. J'ai jeté les clés, brûler la porte, exploser les fenêtres... Vous m'aurez pas... (cliché le retour du come back)
J'ai mal à la tête... Je sens plus rien, je sens trop.

Sur sky, à la seconde où j'écris, sur la droite de la fenêtre de mon article, à la place habituelle de la pub (parce que c'est obligé il en faut c'est logique) y a une pub pour le jeu "action vérité" sur mobile. Alors comme ça on est devenu trop con pour trouver nos propres trucs tout seul ? Mon dieu... A croire que le monde entier est sous anti-dépresseur et qu'il attend gentiment qu'on vienne lui dire ce qu'il doit faire, dans quelle case faut rentrer pour s'exécuter.

Anti-depressant controlling tools of you system
Making life more tolerable making life more tolerable...
[serj tankian : the unthinking majority]

tiens je vous mets le clip... ça tombe bien je savais pas quoi mettre...

En attendant que ça passe... Parce que ça va passer. C'est obligé faut que ça passe... Y a pas d'autre solution. En attendant, l'éternelle question : est ce que je me décide à appeler à l'aide ?

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 10:59

j'ai menti au manager : j'ai dit que j'avais tout fait en lobby alors qu'en fait j'avais pas fait les vitres... na !

cherche des gens pour participer au cirque :
ICI
si vous êtes intéressés après la lecture de ces pages
n'hésitez pas à me contacter ^^

dead by sunrise : crawl back in
(ça n'a rien à voir mais c'est tellement drôle chester qui fait de la varape xD rien que pour ça ça vaut le coup !)

# Posté le jeudi 10 septembre 2009 09:57

c'est pas perdu...

Pourquoi tu pleures ?

Parce que tu n'y crois plus ?
Parce que tu as mal ?
Parce que ça ne marche plus ?
Parce que tout s'étale ?

J'aimerais te dire que ça va passer...
Que bientôt tout va s'arranger.

Pourquoi tu pleures ?

Parce que tu ne veux pas oublier ?
Parce que tu ne veux pas partir ?
Parce que tu ne veux pas tout gâcher ?
Parce que tu ne veux pas me le dire ?

Mais ça ne peut pas continuer...
Ca va devoir changer...

Pourquoi tu pleures ?

Combien de secrets ?
Combien de peurs ?
Combien d'inavoués ?
Combien de leurs ?

Je suis désolée...
Mais il faut grandir maintenant...
Je suis désolée...
Mais il faut partir maintenant...

Tu sais moi je suis là.
Je sers à rien et je suis mal foutue,
Mais tu as toujours ta place dans mes bras...
T'en fais pas c'est pas perdu...

Alors, pourquoi tu pleures ?

nobody's listening

à bubulle...

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 13:33

chonique du vide : la pièce à la tapisserie déchirée.

chonique du vide : la pièce à la tapisserie déchirée.
Tu entres dans la pièce, refermes doucement la porte derrière toi pour ne pas qu'elle claque. Tu t'avances un peu puis regardes autour de toi. Les murs sont sales, la tapisserie est arrachée à plusieurs endroits. Dans un coin, on a formé les lettres "help". Tu ne comprends pas. Il y a quelques tâches de sang sur les murs. Trop peu pour qu'on puisse en faire grand cas, trop pour qu'on puisse passer outre. Quel lourd secret referme donc cette pièce ? Tes yeux continuent leur exploration. La pièce est atrocement vide. Il n'y a rien. Pas l'ombre d'un objet, d'une décoration quelconque. Rien. Et tu ne sais pas pourquoi, mais ce rien se fait pesant. L'air est étouffant, lourd. TU as du mal à respirer. Tu voudrais ouvrir la fenêtre mais elle est bloquée. Tu décides de sortir, mais quand tu te retournes, la porte n'est plus là. Il n'y a plus rien que le mur formant un angle avec l'autre. Tu paniques, aussitôt tu te précipites. Tu palpes les murs autant que tu peux, mais il n'y a rien à faire : la porte n'est plus là.
Quelqu'un rit. Tu te retournes... personne. Tes yeux cherchent ce qui cloche. Quelque chose a changé... mais quoi ? La fenêtre ! Elle aussi a disparu ! Tu traverses la pièce de long en large. Des sueurs froides te coulent dans le dos. Il n'y a plus aucune issue possible. Un silence claque dans l'air. Puis un second. Puis un troisième.Et ainsi de suite jusqu'à ce que tu sois totalement assourdi. La tête te lance. Et puis le rire revient. D'abord, discret, et puis très vite, il remplit tout l'espace disponible. Tu rouvres les yeux, regardes autour de toi. Partout autour : des ombres. Toutes rient à gorge déployée en te montrant du doigt. Tu ne comprends pas. Qui sont-elles ?

"Alors c'était toi ? On n'entre pas tu sais. Ce n'est pas bien. Ca ne se fait pas. Maintenant tu ne pourras plus sortir."

Celle qui vient de parler t'envoit un objet en pleine tête. Tu n'as pas le temps de réaliser que déjà toutes te bombardent. La peur te glace le sang quand tu regardes à tes pieds pour voir la nature des projectiles : un pied, une main, des yeux... des yeux qui te fixent sans te voir. Tu hurles, il faut sortir. Tu cours vers les murs cherchant un coin où t'abriter. Mais chaque fois les ombres te repoussent vers le centre.

"Maintenant !"

C'est alors qu'elle se jette toutes sur toi. Tu te roules en boule sur le sol cherchant à te protéger un maximum. L'une t'enserrant le bras, l'autre la jambe, et ainsi de suite jusqu'à ce que plus aucune partie de ton corps ne puisse plus respirer. Elles serrent de plus en plus fort. Tes poumons se rétractent, ton coeur loupe plusieurs battements. Ta peau va craquer, elle va s'ouvrir toute grande et tes muscles ne seront plus protégés. Déjà tes os commencent à serrer sous la pression. Tu voudrais hurler mais tes cordes vocales n'ont pas la place de vibrer. L'une d'elle t'attrape à la gorge. Ce n'est plus une ombre mais bien un humain de chair. Sa chemise mal ajustée est tachée de rouge. Ses yeux exorbités injectés de sang respirent la démence. Ses cheveux en bataille tombent sur un visage traversé par un sourire sadique. Son autre main est ornée de griffes immense. Les autres ombres t'ont laché. Tu ne sens plus qu'une immense douleur à la place de ton corps.... Et puis, il tir. D'un grand rire de méchant comme dans les films de Disney.

"Dis bonne nuit."

Et au moment où les griffes te transpercent le visage, tu te dis juste que tu as trouvé la sortie...

nobody's listening

PIX : nathalie shau

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 12:01

là je flippe...

"je vous l'adresse pour un problème de délire de persécution avec hallucination et automutilation"

dit la lettre du médecin au psy qu'elle m'envoit voir... j'aurais jamais dû la lire. depuis hier soir ça se dispute dans ma tête, je suis fatiguée...
"je vois pas en quoi je délire. _tu sais bien que c'est pas vrai. _non c'est eux les menteurs ! le médecin fait parti du complot ! _tu vois tu recommences ! _je recommence rien du tout, c'est un mensonge de plus ! encore ! _tu t'arrêtes jamais ? _menteuse toi aussi ! _ arrête je te dis ! _mais je les ai vus ! ils étaient là ! tu les as vu aussi ! _mais tout ça c'est dans ta tête ! _menteuse ! ils m'ont courue après, ils ont frappé sur les murs, ils ont hurlé ! tu sais qu'on ne peut pas les laisser faire ! ils vont nous rattraper si tu continues ! _pourquoi tu refuses de m'écouter ?"
j'ai mal à la tête...je ne sais plus qui croire
à quel moment suis je devenue incapable de faire la différence entre la réalité et mon délire ? à quel moment mes angoisses se sont-elles taillé la part belle de ma conscience ? à partir de quand mon inconscient a-t-il jugé inutil que je sois endormie pour fabriquer les pires cauchemars ? à quel moment mon esprit s'est-il fissuré de sorte que je ne puisse plus voir que par kaléidoscopes enchaînés ? à quel moment ai-je perdu le contrôle de mon propre esprit ? est-ce que je vais devenir folle ?
j'ai l'impression que la fissure s'aggrandit de jour en jour et moi je glisse dedans sans pouvoir me retenir aux parois... est-ce qu'un jour je finirais par me fracasser au fond du gouffre ? les gens tenteraient alors de rassembler les restes de ma conscience mais ne pourrait jamais parvenir à la recoller... finalement ça serait peut-être mieux comme ça.
merde...
là je flippe vraiment...
je veux pas devenir folle en fait. j'ai beau dire le contraire, c'est que des conneries, de la poudre aux yeux. je veux rester présente. je veux pas basculer dans ce monde, il me fait peur. je voudrais qu'ils arrêtent de me suivre et que mon ombre ne soit plus une traitresse. je voudrais... j'ai peur...

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 04:16

Modifié le jeudi 03 septembre 2009 07:36