Ecorchez moi, brisez moi, je ne brûle qu'à ma douleur. Je ne suis vivant que durant cette fraction de seconde où la souffrance remplace le vide. Mais ça ne sert à rien. La boîte est toujours là. Toujours plus solide. Parois inviolables. Insurmontables. Mais c'est comme ça. Ca finira par passer. Ou pas.
Toutes les nuits se demander pourquoi. Les mains qui tremblent, les mains pleines de sang, les mains qui ne sentent plus rien, les mains qui n'attrapent plus personne, les mains qui sont seules au final. Personne pour leur dire que le cauchemar est terminé. Mensonge. Ca ne fait que recommencer, encore une fois, une fois de plus, de plus ou de moins, de moins en moins lucide, lucidité éphémère, éphémère espoir, espoir brisé. Cliché. Cliché cliché cliché.
Et vas y hurle ! Hurle un peu qu'on entende le doux son de ta voix. Hurle tout ce que tu sais pour qu'on vienne te chercher. Hurle que tu es encore en vie. Et pleure que ce n'est plus pour longtemps. Essaie encore. Plus maintenant. Game over, try again, game over, try again, game over, try again... Hurle encore un coup, si tu en as encore la force. Les murs sont toujours là...
Elle est morte, elle ne respire plus. De la bave plein le visage, elle nous regarde de ses yeux désormais vides. Alors pourquoi son squelette continue-t-il de s'agiter ainsi ? Il bouge il mange, discute, rigole... Et même son coeur continue de battre. Mais personne pour l'écouter. A quoi bon avoir un coeur si ce n'est que pour regretter ?
Et s'en retourne mourir dans son coin...
nobody's listening
