désolée il n'y a pas de titre

désolée il n'y a pas de titre
« Hello I'm crazy. »

Parce que c'est plus classe en anglais. Elle parle aux murs. Il paraît que ça fait du bien de parler, de vider son sac. Mais vu qu'il n'y a personne si ce n'est elle dans l'appartement, il faut bien qu'elle se rabatte sur quelque chose. Et comme on dit aussi que les murs ont des oreilles... Il n'y a plus qu'à espérer que ça ne soit pas une oreille distraite. Sinon ça ne servirait à rien. Quoique... De toute façon elle ne s'attend pas à ce que le mur lui dise si oui ou non il a bien entendu ce qu'elle a dit. Et puis de la même façon, elle n'a pas à l'entendre râler qu'elle est agaçante. Les murs ont ça de bien qu'ils ne sont pas difficiles. Et puis il y en a partout. Enfin de toute façon elle ne parle qu'à ceux de son appartement. Pas qu'elle soit sectaire mais elle n'a pas forcément envie que tout le monde entende ce qu'elle a à dire. Ça ne les regarde pas après tout.

Parfois, elle se dit qu'elle jetterait bien son dévolu, ainsi que son venin, sur un parfait inconnu qu'elle choisirait au hasard dans la rue. Elle arrêterait le premier venu, ou le second peu importe, et elle lui balancerait tout au visage. Le pauvre en tomberait sans doute à la renverse, déséquilibré par le poids de ces confessions. Pas qu'elles soient particulièrement difficiles, elles sont même cruellement banales, c'est surtout qu'elles sont nombreuses. On ne dirait pas comme ça mais ça cogite drôlement sous cette caboche.

Mais pour le moment, elle parle aux murs. Le mur est solide, il ne s'écroule pas à la moindre occasion. Il a des responsabilités, un toit à porter. Ce n'est pas rien. Pendant un temps, elle parlait au chat. Mais il n'a pas supporté. Ce salop s'est enfui et s'est débrouillé pour se faire écraser. Abruti de chat. On ne peut vraiment plus compter sur personne.

L'appartement est vide, ou presque. Ici, le meuble avec la télé. Là une table et quelques chaises. Dans ce coin, les placards de la cuisine. Le strict minimum quoi. Le silence a poussé le reste du mobilier par la fenêtre, il est allé s'écraser sur le cadavre du chat, créant un embouteillage immense. Il a aussi bien failli la jeter par la fenêtre elle aussi. Mais elle a tenu bon, pour une fois. Elle était plutôt fière d'elle sur ce coup-là. Ce n'est pas le genre de victoire que l'on remporte tous les jours. D'autant plus qu'elle n'en remporte pas souvent.

Par ci par là, il y a des piles de livres. Il doit bien y en avoir une trentaine dans l'appartement, survivants d'une bataille qui n'a pas encore eu lieu : elle n'en a jamais fini un seul. Elle lit les quatrièmes de couverture et se dit que l'histoire promet d'être fabuleuse, mais au bout de quelques pages elle s'en désintéresse complètement. Alors elle repose le livre et il devient comme tous les autres : un de plus sur une pile prête à tomber. Il se passe à peine dix minutes avant qu'elle n'ait oublié de quoi parlait l'histoire. Elle refuse pour autant de les jeter. Elle se dit qu'ils sont la preuve qu'elle est encore vivante. Pourtant, elle a arrêté d'en acheter ces derniers temps. Ça ne sert plus à rien. Bientôt le silence les précipitera eux aussi par la fenêtre et il serait regrettable qu'ils finissent dans le caniveaux. Même un livre ne mérite pas ça.

« J'veux une vodka. »
Dit-elle au mur dans un sourire. Leur conversation continue mais elle sent bien qu'elle arrive à la fin. Elle se lève, ouvre un placard et en sort la bouteille de vodka. Elle en boit une grande rasade directement au goulot avant de remplir à moitié un verre coca. Si elle parle aux murs, elle se refuse à parler à la bouteille. Elle trouve ceci trop caricatural. Ce qu'elle ne comprend pas, c'est que toute sa vie est un cliché.

Ses yeux se fixent sur le coin à côté de la fenêtre. Tout ratatiné sur lui même, il y a un autre tas, mais on en distingue ni la tête ni la queue. Tous ses visiteurs finissent toujours par lui demander de quoi il s'agit, car s'ils peuvent se faire une raison du manque de meuble, il ne s'explique pas la présence de ce tas, de ce truc. Elle répond toujours d'un air absent « ce n'est qu'un tas de rêves brisés, rien de bien intéressant. ». Le visiteur interloqué tente toujours d'en savoir plus, mais il n'insiste jamais trop puisqu'à ce moment-là elle lui met la langue dans la bouche avant de l'attirer dans la chambre, homme ou femme.

La chambre... c'est comme les livres : elle n'y va plus, et plus aucun visiteur ne vient. Elle déteste cette pièce. L'autre jour elle a déchiré la tapisserie, éventrer les oreillers et le matelas au couteau, jeter la lampe sur le mur, ravager sa penderie... Maintenant, elle dort dans sa baignoire. Tous les soirs elle la remplit avant de s'y coucher, espérant que dans son sommeil elle noiera. Mais elle est toujours là.

Elle boit son verre, pensive. Ses pas la mène à la fenêtre. Alors qu'elle regarde dehors, elle verse quelques larmes. Mais seulement deux ou trois, parce que faut pas déconner non plus.

Le temps passe et passe. La nuit est tombée, le verre est maintenant vide. Elle est couchée par terre, roulée en boule. Quand il arrive pour la réveiller, elle ne sursaute même pas. Il la porte et va la poser sur le lit. Il la borde, elle ne dit toujours pas un mot. Il retourne dans la salle principale et saisit le jerricane qu'il avait déposé à l'entrée. Il en asperge toute la pièce : les livres, les placards, la table, la télé. Puis il jette une allumette et part la rejoindre dans sa chambre. Elle s'est rendormi. Il s'allonge à côté d'elle, regarde le plafond.

« We'll never be alone anymore »
Parce que c'est plus classe en anglais...

nobody's listening

# Posté le dimanche 23 août 2009 13:06

Modifié le dimanche 23 août 2009 14:10

un jour j'ai explosé un miroir. y avait des morceaux partout. mais c'était joli. la mélodie du miroir qui se fracasse sur le sol c'est magnifique sérieux. mon lineau s'en souvient encore...

Late at night
You sream and scream...
No one goes out
'Cause everyone's afraid...
Afraid of you my dear
'Cause you're the night
You're the dark
And you can't feel...

Monster you cannot hide yourself
You cannot say you're dead
You cannot feel her tears
And you cannot hope of better days...


Day's coming,
Hide my dear, hide my dear !
Have you find the solution ?
Have you find the way out ?
Run run run !
Don't you see ?
They hate your,
Don't you see ?


Monster you cannot hide yourself
You cannot say you're dead
You cannot feel her tears
And you cannot hope of better days...


Do you even cry ?
Do you even scream ?
Do you even breather ?
Do you even exist ?


Monster you cannot hide yourself
You cannot say you're dead
You cannot feel her tears
And you cannot hope of better days...

nobody's listennig






# Posté le jeudi 20 août 2009 18:35

Modifié le dimanche 23 août 2009 14:41

l'indifférence a toujours le dernier mot mypollux : l'innocence

l'indifférence a toujours le dernier mot mypollux : l'innocence
En fait je suis loin d'être assez capitaliste pour travailler à mac do o_O C'est des vrais malades de la tête, une bande de dégénérés congénitals avides d'argent et de pouvoir... C'est pas mon monde c'est pas mon monde c'est pas monde... Je suis pas comme ces gens. C'est ce que je veux croire. Je suis pas comme eux, je veux pas finir comme ça...

"Aller tout le monde à fond on va la faire l'heure à 3800¤ !
_gnéééééé
_Aller Coraline !
_Non mais à part mac do, t'as quoi dans la vie ?
_Mes gosses
_gnéééééé"

Nous ne sommes décidément pas faits pour nous entendre. On ne vit pas sur la même planète et je refuse de prendre la prochaine fusée. Quand je pense que je vais bosser là bas pendant un an... Y a de quoi se coller une balle croyez moi.... Et mon putain de père, même pas foutu d'être content quand je lui annonce qu'une deuxième personne veut que je lui écrive des chansons mais qui se réjouit quand je lui annonce que je vais pouvoir prolonger mon contrat chez eux. Je le hais. Pauvre con !

Je me sens toujours aussi seule. J'ai vu personne depuis deux, peut-être trois semaines... Je voulais voir mes tarlouzes aujourd'hui, l'une pouvait pas et l'autre a même pas pris la peine de me répondre. Elle m'énerve quand elle fait ça. Par moment j'ai l'impression d'être la seule à me rendre compte qu'on sera séparées l'année prochaine et que c'est notre dernière chance de se voir avant longtemps. Sans doute que c'est parce que c'est moi qui vais rester sur le carreau, derrière, à la traine sur le bord de la route. Je flippe. Elles vont toutes faire la formation de leur rêve pendant que je serai coincée dans mon trou à rat à faire des hamburgers, euh pardon, sandwichs on dit. Et surtout : elles vont toutes rencontrer des gens géniaux qui auront les mêmes rêves qu'elles, et elles vont m'oublier. Parce que je serai loin, parce que je servirai plus à rien, parce qu'elles auront plus besoin de moi, parce qu'elles se seront rendues compte que je suis qu'une pauvre emmerdeuse handicapée de la parole. Et je vais à nouveau me retrouver toute seule. Comme ces années là où se lever était devenu si difficile.

Je croyais que j'en avais fini avec tout ça, mais on ne se débarasse pas des vieilles angoisses comme ça. Elles reviennent sournoisement la nuit, quand j'attends le sommeil. Salopes. Et puis, là bas, ils rient tous quand on prononce mon nom. Le cauchemar va recommencer... Moi qui croyais que 2009 ne pourrait jamais être pire que 2008... Quelle conne jte jure -__-

Sinon j'ai envoyé un mail à la grande Lussi pour lui demander des conseils pour écrire des chansons... On sait jamais... La voici en photo d'ailleurs (ça faisait longtemps ^^)

Je vous laisse, les invités sont arrivés, faut que je fasse semblant d'être sociable...

# Posté le dimanche 16 août 2009 14:15

gonna miss you -__-

Toc toc, viens ouvrir.
Toc toc, viens courir.
Toc toc, viens rire...
Toc toc, viens te souvenir

Di
s moi comment ne pas t'oublier,
Co
mment faire pour tout garder...
Trop de chemins se sont séparés,
Trop d'espoirs se sont égas...

Dis moi si ça peut encore marcher,
Comment tout ça va subsister...
Comment on va pouvoir faire
P
our toujours s'y plaire...

Je veux qu'on aille courir ensemble,
D
ehors où la pluie nous protégera
D
e ce monde qui toujours tremble...
Dis moi, reviens moi, pars pas...

T
oc toc, encore une fois.
Toc toc, c'est pas comme ça.
Toc toc, et si ça marchait pas ?
Toc toc, le temps nous effacera ?

Di
s moi quelle solution trouver
Pour ne jamais s'oublier...
T
rop de chemin se sont parés,
P
our ne plus jamais se croiser...

Dis moi quel espoir avoir
A
lors que c'est bientôt la fin de l'histoire...
D
is moi que ça va marcher,
Qu'on va y arriver...

Aller viens on va courir une dernière fois,
Sans fléchir, où nous ne nos pas...
Colorions des mondes enchantés,
Que le temps jamais ne pourra effacer.

Toc toc, m'oublie pas.
T
oc toc, t'en va pas.
T
oc toc, c'est pas comme ça.
Toc toc, et si ça marchait pas ?

à bubulle, à mes tarlouzes... gonna miss you -__-

nobody's listening

# Posté le jeudi 13 août 2009 11:11

la danse des parapluies

la danse des parapluies
C'est la danse des parapluies,
Celle qui remplit de mélancolie,
C'est la danse des parapluies,
Celle qu'aussitôt on oublie...

Et vas-y cours...
Va te cacher...
Encore et toujours,
Tu continues de chercher...

Il te faut trouver un abri,
Loin de la pluie qui ronge
Tes espoirs, tes oublis,
Dans ta tête elle plonge.

C'est la danse des parapluies,
Celle qui remplit de mélancolie.
C'est la danse des parapluies,
Celle qu'aussitôt on oublie.

Les chaussettes trempées,
Tu continues pourtant ta course,
Qui pourra t'arrêter,
Alors que tu as la pluie aux trousses ?

Et tous ils sont comme toi,
Tous ils courent sans espoir.
Alors qui s'en sortira ?
Qui sortira de cette drôle de foire ?

C'est la danse des parapluies,
Celle qui remplit de mélancolie.
C'est la danse des parapluies,
Celle qu'aussitôt on oublie.

Et moi je reste et je regarde,
Je vous observe vous débattre,
Ce rire qu'en moi je garde,
Fait se briser le cadre.

Ce n'est rien de plus que de l'eau.
Mais toujours vous courez,
Tachant de protéger vos oripeaux.
Toujours vous oubliez...

C'est la danse des parapluies,
Celle qui est pourtant si jolie,
C'est la danse des parapluies,
Celle que toujours on oublie...

nobody's listening




# Posté le jeudi 13 août 2009 11:07