ailleurs où l'herbe est plus verte ils mangent les poissons rouges...

ailleurs où l'herbe est plus verte ils mangent les poissons rouges...
Va vomir ailleurs...

Courir en pleine nuit,
Eviter les fossés...
Mais qui vous dit
Que tout est terminé ?

Courir encore une fois,
Eviter les murs...
Et bientôt tu verras :
A toute allure....

Va vomir ailleurs...

Crier à en perdre la voix,
Vas y tu peux le faire...
Et rien que pour cette fois,
Finir pas se taire...

Crier un peu plus fort,
A en perdre haleine...
Mais tu as tort,
C'était mieux la haine...

Va vomir ailleurs...

Personne veut de toi ici,
Personne t'attend ici.

Va vomir ailleurs !

Et pour un peu on t'oublie,
Et pour un peu te finit...
Va-t-en va-t-en va-t-en !
Va crever plus rapidement
Tu seras gentil,
Merci.

Va vomir ailleurs.

nobody's listening

# Posté le mardi 11 août 2009 14:44

j'avais oublié que je perdais la mémoire...

Quand j'étais en terminale, je voulais faire schizophrène-cocaïnoman option tueuse en série, mais ça rentrait pas dans les cases. Et puis mon très cher prof d'éco qui me tenait aussi lieu de prof principal aurait jugé nécessaire de prévenir mes parents et il aurait fallu m'expliquer. Ce qui ne me faisait pas trop envie je l'avoue. Pourtant j'imaginais bien la scène : après ma cinquième victime j'aurais pris deux grammes de coke et dans un dernier délire j'aurais sauté du haut d'un immeuble pour aller m'écraser sur une voiture arrêté à un feu rouge juste en dessous. Ma tête aurait fracassé le pare-brise, mes yeux exorbités et mon visage déchiré auraient traumatisé à jamais une jeune conductrice venant tout juste d'avoir son permis qui après cette expérience refuserait toujours de prendre le volant... ou de s'arrête aux feux rouges en bas des immeubles. J'ai grand coeur, je lui laisse le choix. A l'époque j'étais déjà pleine d'entrain et heureuse de vivre... Il faut dire que ça et mon goût immodéré pour les scénarios catastrophe ont toujours fait parti intégrante de moi. C'est comme ça, on ne se refait pas.

Maintenant je me vois plutôt mourir discrètement, enfermée dans ma chambre, je m'ouvrirais tranquillement les veines sans que personne ne voit, avec vinushka de dir en grey à fond. Je me vois bien mourir sur vinushka... Elle pète cette chanson. Mais le clip est loin d'être exceptionnel. Dommage. En plus ils ont coupé la chanson, ils ont mis que 5 minutes au lieu des 10. Et c'est ma coupé. ça m'énerve. Moi je voyais bien limite un mini film. Ca aurai eu trop de gueule. Mais apparemment ils voyaient les choses autrement. Et puis ce putain de jogging adidas >_>" Enfin en attendant je me lasse pas d'écouter la chanson....

Des fois je rêverais d'être en pâte à modeler. Je pourrais me changer tous les jours, me refaire à ma convenance. Ca en serait fini d'être enfermée dans ce corps laid et purulent. Mais c'est pas possible. Alors un jour ou l'autre il faudra bien que je l'accepte. Ca doit être ça devenir adulte. Enfin je suppose.

"Je sais que mes cicatrices en disent long..."
[mypollux : plus à même]

Je viens de voir la citation sur l'un des blogs d'AngelDust... C'est marrant, moi aussi cette phrase elle m'avait marquée. En fait quasiment toutes les citations que tu choisis j'aurais choisi les mêmes. Et même les chansons que je ne connais pas elles me font de l'effet. (Je te dis ça mais je sais même pas si quand tu passes tu lis les articles xD)

Quand j'ai refais la présentation mon blog, j'ai eu beaucoup de mal à choisir les citations... Parce que y en a tellement qui sont bien ! Et puis dés que j'écoute une chanson que j'aime, je trouve toujours une phrase ou deux qui pète plus que les autres...

Ca fait trois ans que je dis ne plus avoir de rêve à poursuivre. Finalement, j'en ai trouvé un : je veux écrire aussi bien que Lussi et Haruki Murakami. Ce qui est bien avec ce rêve c'est que je suis pas prête de le réaliser vu le niveau qu'ils ont, alors ça va m'occuper longtemps. L'autre problème de ce rêve c'est qu'il ne mène à rien. Alors quand mes parents vont revenir de vacances et qu'ils vont me demander si j'ai trouvé un projet à réaliser pendant leur absence, si je leur dis ça, ils vont me rire au nez. Et puis, ils, enfin mon père surtout, me casseront ma barraque en me disant que c'est pas ça qui me fera manger et qu'il va bien falloir que je trouve quelque chose de sérieux.

Je suis fatiguée de faire des projets que je n'arrive jamais à réaliser. Fatiguée qu'il y ait toujours quelqu'un pour me descendre. Fatiguée qu'il y ait toujours quelqu'un pour piétiner mes croyances. Fatiguée qu'il y ait toujours quelqu'un pour me dire que j'ai tort. Fatiguée qu'il y ait toujours quelqu'un pour me dire que je pense de travers. Tu sais quoi ? Mon monde il est tout de travers parce que c'est plus joli comme ça et je t'emmerde. J'attends juste qu'il se casse la gueule et le plus beau c'est que ça sera moi qui lui porterait le coup final. J'y fouterai le feu, ça fera une flambée magnifique. Et puis je me jetterai dans les flammes et j'irais brûler toutes ta barraque à toi pour que tu saches ce que ça fait. Et je pourrai crever heureuse.

Sinon j'ai passé l'aprem à écouter epica et within temptation sur les enceintes paternelles. Ca pète de trop ces lives... Ca déchire sa mémé. Trop envie de métal symphonique. Si vous connaissez d'autres bons groupes du genre, faites moi signe ^^

Je me suis rendue compte aujourd'hui que des fois le soutien venait de là où on s'attendait le moins o_O Moi qui voulait encore jouer les désabusée-désillusionnée-pluscaricaturaletumeursetbangyou'redeadbahouij'avaisungunchargédanslapochec'estconpourtoi... Encore un nouveau projet, on verra bien où ça nous mène. Je suis contente de faire ça avec lui ^^ Ca me fait plaisir de travailler à nouveau pour lui. C'est cool.

Et puis sinon je me suis enfilé 1,5 de coca en un après midi... Et puis demain je vais aller acheter au moins 4 mangas parce que j'ai à nouveau plein de sous sur mon compte et que je need grave soul eater 4 et la secte 5. Et avec un peu de chance, twinkle stars 2 sera sorti.

Sur ce je vous laisse.
NsL

vidéo : Mélatonine : prozac génération.
j'ai ressorti l'album hier, j'aimais bien leur univers, ils avaient de très bons textes. C'est dommage qu'il y ait pas eu de suite à psychoglam...

# Posté le lundi 03 août 2009 14:39

chronique du vide : falling down the hole

chronique du vide : falling down the hole
Imagine un trou. Un grand trou noir. Imagine que tu tombes. Il fait tellement noir que tu ne distingues pas les parois. Tu ne vois pas le fond non plus. Au fur et à mesure tu éprouves même du mal à voir ton propre corps. Tu te sens libéré. Plus de corps, plus de contraintes, plus de souffrances.
Tu glisses lentement, toujours plus avant, toujours plus profond. Au début tu crois voler. C'est magique. Il n'y a pas de sol pour te retenir, il n'y a pas d'atmosphère pour t'écraser. C'est magique. Tu te dis que tu pourrais rester comme ça pendant des lustres. Quel moment merveilleux. Tu ris. Tu te sens bien. Tu te laisses glisser, attendant gentiment le fond.
Mais le fond n'arrive pas. Et ce qui te paraissait tellement magique commence petit à petit à te faire peur. L'angoisse monte. Tu réalises que tu ne sais pas où tu es ni où tu vas. Tu tombes toujours plus profond, et tu commences à te demander comment tu feras pour remonter. Tu ne vois pas les parois, peut-on seulement les escalader ? Et combien de temps encore va durer la chute.
Déjà tu ne ris plus. Tu pousses un cri, un long cri déchirant. Mais tu n'entends aucune réponse. Pas même un écho. Tu es seul. Tellement seul. Quelqu'un sait-il seulement que tu es là ? Quelqu'un va-t-il seulement se rendre compte que tu as disparu ?
Tu tombes tu tombes tu tombes. Que faire ? Tu continues de sombrer sans rien pouvoir faire pour t'arrêter. Il fait de plus en plus froid. Déjà tes mains prennent une atroce couleur bleue. Peut-être que tu t'étreins toi même pour te réchauffer. Mais tes bras comme le reste sont gelés et n'apportent aucune chaleur à ton corps fatigué. Tu trembles et quand tu te réessaies à crier c'est un faible gémissement qui s'échappe de ta bouche. Tu reconnais à peine ta voix. D'ailleurs, est-ce vraiment la tienne ? Peut-être est-ce seulement l'une de ceux qui sont tombés avant toi que tu ne fais que récupérer. L'angoisse te saisit la gorge... dis moi, où est ta voix ?
Et puis... clac ! Ce bruit c'est ton coeur qui vient de s'arrêter. Aussitôt tu palpes ta poitrine, tentant de le faire repartir. Mais rien n'y fait. Il se refuse à battre. Il est glacé. Bientôt ton sang se refuse alors à couler dans tes veines. Il s'immobilise, te paralysant complètement. Il se glace à son tour dans tes veines et la douleur est insupportable. Ton corps ne pourra pas supporter la tension bien longtemps : tu finiras pas exploser.
Tu ne te rends pas compte mais tu as les yeux exorbités par l'horreur et ce qui te paraissait merveilleux devient ton pire cauchemar. Tu voudrais atteindre le fond, enfin t'écraser, que ton calvaire cesse. Mais non. Ce putain de fond refuse de se montrer. Et plus tu tombes et plus la douleur grandit. Déjà tu vois tes mains se déformer sous la pression de ton sang. Tes ongles se décollent tour à tour. La douleur te transperce le cerveau et il t'est impossible de penser à autre chose.
Pourtant tu ne meurs toujours pas. Ton cerveau refuse de s'éteindre. Il lutte corps et âme pour te maintenir en vie. Et tu as beau faire, tu ne peux pas l'en empêcher. Dans le fond personne ne veut mourir, il n'y a que des gens qui veulent s'enfuir. Alors tu pries. Toi qui ne croyais en rien tu pries. Tous les dieux possible et imaginable. Tu pries pour qu'enfin ils te fassent toucher terre. Qu'enfin tu t'écrases. Qu'enfin le cauchemar s'arrête.
Mais j'ai une mauvaise nouvelle : tu ne toucheras jamais le fond... car il n'y en a pas.


nobody's listening

# Posté le lundi 03 août 2009 13:45

chronique du vide : la boîte à chaussure

chronique du vide : la boîte à chaussure
Once upon a time my broken darling, the sky was high and the stars on your pocket were always shining.

Un jour on m'a offert une boîte à chaussure. J'ai secoué pour essayer de deviner ce qu'il y avait à l'intérieur. Un étrange son, sorte de fracas, parvint à mes oreilles. Je regardais l'autre interloqué. Il me dit simplement que le bruit était normal et que ce n'était pas grave. D'ailleurs, selon lui, il était même préférable que je n'ouvre pas la boîte. Et puis il est parti.

Once upon a time my broken darling you were never crying.


La boîte trôna fièrement sur mon bureau pendant des jours et des semaines sans que je ne sache quoi en faire. Comme il me l'avait dit je ne l'ouvris pas. Que m'avait-il donc offert ? Etait-ce une bombe qu'il souhaitait cacher des regards indiscrets et qui m'exploserait au visage au moindre faux mouvement ? Etait-ce le coeur encore brûlant de son amante qu'il aurait tué par jalousie ? Mais dans ce cas-là comment expliquer le bruit que j'avais entendu en secouant la boîte ?

Once upon a time my broken darling you were looking for your breath
.

Et puis un jour, je pris mon courage à deux mains et l'ouvris. A l'intérieur, une poupée de porcelaine, brisée en morceaux, le sourire fissuré. Ses grands yeux vides fixaient ce qu'ils pouvaient, à vous en transpercer l'âme. Quand elle me vit, la poupée tendit les bras dans ma direction et se mit à baragouiner des paroles incompréhensibles. Je refermai aussitôt la boite et pendant un jour et une nuit, je l'entendis gratter le couvercle en m'appelant. Comment connaissait-elle mon nom ?

Once upon a time my broken darling you didn't have a name anymore.


Je ne pouvais pas me résigner à jeter la boîte. On jette pas un cadeau. Je me disais qu'on me l'avait forcément offert pour une raison. Ne supportant plus les grincements, je pris un ciseau, et percai des trous dans la boîte afin que la poupée puisse respirer. Les gémissements cessèrent. Mais par précaution j'attachai quand même le couvercle à grand coup de scotch. Et à nouveau, les jours passèrent...

Once upon a time my broken darling your death was the most popular show.


Je craignais que la poupée ne soit morte et que mon ami ne m'en veuille. Mais je ne pouvais pas me résoudre à ouvrir la boîte à nouveau. Lorsque je le revis, je lui parlai de la poupée et lui demanda ce qu'il était bon d'en faire. Il me répondit que maintenant que j'avais ouvert la boîte, il était trop tard, je n'avais plus qu'à la jeter.

Once upon a time my broken darling your dream was forbidden.

Le lendemain, je mis donc le feu à la boîte. La poupée hurla mais je ne réagis pas, je ne réagissais plus à rien depuis que je l'avais ouverte. J'allai donc me coucher, persuadée d'être enfin tranquille.

Once upon a time my broken darling everybody forgot you.


Lorsque je me réveillai le lendemain, il faisait noir. Je ne compris pas. Mes mains palpèrent mon corps et je fus surpris de constater que j'étais vêtue d'une élégante robe à froufrous... Mes mains se portèrent immédiatement sur mon visage : il était en morceaux... Puis on ouvrit la boîte : le visage de mon ami tout souriant m'apparût. Je tendis les bras en gémissant et en criant son nom, mais il se contenta de sourire ne prononçant que cette unique phrase : "je t'avais dit de ne pas l'ouvrir..." Puis, il referma la boîte, et mit le feu.

Once upon a time my broken darling, I were the sky and you were the stars..
.

nobody's listening

# Posté le mardi 21 juillet 2009 14:08

moi je voulais juste voir D'espairsRay

moi je voulais juste voir D'espairsRay
envie de me lamenter... y a pas de raison, tous les autres le font, pourquoi pas moi ?
marre de toutes les merdes qui me tombent sur le coin de la gueule depuis le début de l'été. je hais cette saison. et pas la peine d'argumenter en sa faveur, vous n'arriverez pas à la sauver. aller vous faire foutre vous et votre été, partousez dans votre coin, attrapez le sida, crevez en mais foutez moi la paix.
et évidemment, moi la dernière des connes, j'ai choisi d'arrêter juste à cette période. je suis en manque comme c'est pas possible, j'en peux plus. je ne suis pas sure de tenir très longtemps. je sais parfaitement où sont planqués mes deux cutters et je les entends m'appeler dés que j'ai le dos tourné. je deviens folle. juste. comme si c'était pas déjà fait. j'ai des images qui tournent en boucle dans ma tête, c'est fatiguant. et cette voix "juste une ou deux, des petites, c'est pas si grave après tout vu ce qu'on a déjà fait". c'est dur....

today it's hunger strike my dear...

je commence juste à réussir à avaler des trucs... je vais aller au boulot avec trois carrés de chocolat, et deux tranches de gache dans l'estomac. et je dois tenir jusqu'à 23h30... mais bon, ça doit être possible...
j'en peux plus d'être seule... j'arrive pas à voir mes amies... elles me manquent trop j'en peux plus. mais j'ai pas l'impression que ça soit réciproque. au boulot aussi je suis seule... et même chez moi je suis seule. je disparait peu à peu. je deviens la femme invisible et tout le monde s'en fout. ça m'énerve.
trahie par mon propre père... j'arrive toujours pas à y croire....

moi je voulais juste voir D'espairsRay....

oh et puis merde...
finalement les lamentations ça me réussit pas

PIX : la chanteuse de the agonist

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 11:38